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Sessions' 91 *
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J’aurais pu naître poisson-lune,
Equilibriste du ciel,
Alpiniste sur l’étoile des sept mondes…
Ou encore,
Grand Funambule-Roi,
A l’arrête des quatre éléments.
Aller jusqu’où la lune devient soleil.
Jusqu’où le ciel est inutile.
Où l’étoile redevient carré,
Et où le carré est un cercle…
Mais je ne suis que joueuse de bilboquet.
Je joue
Au bilboquet de mon existence…
C’est un peu le geste du pêcheur,
Mais c’est le pêcheur qui est pêché
Et le pêcheur est un poisson
Et le poisson est un homme généreux… |
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L’escargot avance ses oreilles retournées
Dans les souterrains soniques où perlent
Tragiques et de mille feux papillonnants
Les vins d’émeraude aux innombrables corollaires.
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Chaque jours comme la vigne grimpante
Et la saison du présent dans son droit,
Cet instant, cet éclat de diamant,
Cet éclair fugitif devant le chemin,
La route sinueuse du rêve rêvé,
Parfois rivière parmi les marécages,
Face à la peur, la cascade mortelle ;
Mais toujours l'élan, la chute infinie
Vers le lit du calme à nouveau nourrisson
Où le phénix de l'instant s'envole.
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Le sacré
à la place du profane |
Marcherai-je à nouveau, dans le ciel ?
Sentirai-je jamais, à nouveau, la joie ?
Vivrai-je encore des moments de gloire.
Sentirais-je encore l'euphorie qui coule en moi ?
Serons-nous toujours des êtres inanimés de toute puissance ?
Y a t il au fond de l'espoir ?
Pourrons-nous jamais nous évader de cette demeure ?
A nouveau marcher dans le ciel, s'enivrer jusqu'à la fin
de la synesthésie des âmes, mais l'homme ne l'accordera
jamais et notre âme se perdra dans les bas-fonds de Numance.
La vérité est trop rapide
et la sagesse se terre dans un coin retiré de la maison.
Jamais plus la vie exubérante et tumultueuse ne se fera jour.
Nos âmes se dépouillent.
Nos corps sombrent.
Ces danses me lancinent
L'horreur nous envoûte,
Et enveniment le chagrin.
Après tous les temps morts et les moments perdus,
restent ces paysages de cartes postales traversés sans fin ;
cette distance organisée entre chacun et tous.
L'enfance ? Mais c'est ici ; nous n'en sommes jamais sortis.
Le ciel à nous se ferme, emportant avec lui vie et plaisirs.
Il n'y aura pas de rédemption.
Il ne reste que les peines perdues,
Et la joie d'en recréer.
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" A la claire fontaine
(etc.)
A la fontaine irai-je boire sans toi
Pouvoir ?
Toutes les croyances tyraniques
Arboraient de grands chapeaux obsolètes
Et nul ne songeait à les faire envoler
Quiconque l'eut osé y perdrait sa tête
Je voudrais décider de mon sort
Oui
Je déciderais même de ma mort ! |
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Encore heureux qu'je sois pas dans un trou aussi étroit que moi et plus profond que ma taille, la tête en bas. Là, au moins, je suis confortablement couché sur le dos. Faut toujours voir les bons côtés. Au moins, c'est excitant. L'bonheur, c'est lassant. L'malheur, on s'en lasse jamais.
....Mon cœur bat la chamade dans ma tête. At, taque ; de. Pa. Nique
Extrait de "L'enfer n'est rien"
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